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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 13:40

Les genres « Série B » et « Série Z » semblent, tous deux, rassembler de vieux films pourris. Ce n'est pas le cas. Le critique de cinéma Rafik Djoumi est revenu sur la distinction entre ces deux termes, dans l'émission de radio Le cercle des cinéphiles, de mai 2012, présentée par Alexandre Tylski (Radio Mon Païs).

La-petite-boutique-des-horreurs.jpg

La série B est une version francisée du terme « B movie ». Dans les années 30, pour contrer la concurrence de la télévision, « certaines salles de cinémas ont l'idée de proposer deux projections pour le prix d'une : un film A suivi d'un film B », indique Rafik Djoumi. Le « B movie » désigne ainsi le deuxième film, plus court et moins cher. Dans le business, cela donne naissance à une branche spécialisée : des films de moins d'une heure trente, marqués par « une narration directe et une économie de moyens ». Fabriqués à la débrouille, mais salués par le public, des films emblématiques un peu fous ont alors émergé comme La petite boutique des horreurs (en photo, 1960) de Roger Corman. Ce réalisateur a lancé Martin Scorsese ou Francis Ford Coppola, et inspiré Steven Spielberg, Georges Lucas (côté gadgets) ou Tim Burton (côté gothique).

La série Z est une « invention de journaliste, dans le milieu des fanzines » (journaux amateurs consacrés à des oeuvres méprisées par la critique, surtout des films d'horreur). A la fin des années 70, le cinéma italien en déclin, produit des films d'horreurs sans le sou. Les journalistes ne pouvaient pas les qualifier de série B « tellement ils étaient navrants », il les ont alors baptisé « série Z », pour dénommer ce cinéma proche de l'amateurisme.

La série B désigne un genre plutôt noble, tandis que la série Z désigne des nanars.

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